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Avortement – Solidarité avec les femmes argentines

Rassemblement dimanche 3 juin – Trocadéro

Code couleur – Foulard vert

“Ni una mujer menos, ni una muerta más”, “Pas une femme de moins, pas une morte de plus”, avait dit Susana Chavez, poète et militante mexicaine pour les droits des femmes en 1995. C’est sous ce slogan que Susana Chavez lance une longue campagne contre les féminicides commis à Ciudad Juárez et dans tout le Mexique, dont les taux de féminicide se trouvent parmi les plus hauts de la région. Symbole de cette subversion, elle a été assassinée en 2011 mais son combat, lui, n’a cessé de grandir.
C’est en effet en hommage à Susana Chavez, et au slogan symbole de sa lutte, que la mobilisation #NiUnaMenos prend son nom.

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Cercle de Liaison et d’Entraide Féminine/CLEF – Togo: Protestation du kidnapping de notre soeur de lutte Sharmista

Le mouvement de la Conférence Mondiale des Femmes de la base, branche TOGO s’est indigné à la suite du kidnapping de notre soeur de lutte Sharmista ! 

Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Est-ce un crime d’être au premier rang d’une lutte noble qu’est celle de la défense des droits des femmes? 

Nous sommes contre cette forme d’intimidation!

Libérez Sharmista! Et que vive la FEMME! 

Tel est le cri des Togolaises à l’endroit des ravisseurs de notre vaillante Sharmista par le biais de leur organisation qu’est Cercle de Liaison et d’Entraide Féminine : CLEF

Sharmista Choudhury: Nous vous sollicitons solennellement à vous mobiliser pour sa libération!

Paris, 26 avril 2018

Madame, Monsieur,

Nous vous adressons ce mail parce que nous avons été informée que Sharmista Choudhury a été battue brutalement et enlevée par des Hooligans! Nous en sommes choquées! Nous craignons pour sa santé et pour sa vie!

Nous connaissons Sharmista Choudhury personnellement en tant qu’activiste précieuse, chaleureuse et engagée de la Conférence Mondiale des Femmes! Nous connaissons Sharmista Choudhury en dirigeante dans le mouvement pour protéger l’environnement en Inde.

Nous vous sollicitons solennellement à vous mobiliser pour sa libération!

Merci pour Sharmista  !!

Recevez nos salutations distinguées!

Songul-Rose Celik

Gaby Fries

Déléguées de la France à la Conférence Mondiale des femmes

Appel à la Journée d’action contre la violence faite aux femmes, le 25 novembre 2016

logo-fightviolence-negativ « Nous construirons une société dans laquelle les femmes ne seront ni discriminées ni exploitées ni opprimées ! », voilà l’appel et l’engagement de la 2e Conférence mondiale des femmes de la base. La journée internationale contre les violences faites aux femmes est une de nos journées communes de lutte et d’action.

Le profond désir et l’activité croissante de beaucoup de gens en faveur d’une alternative sociétale inquiète les dirigeants. Leur réponse est réactionnaire, fascistoïde, et en particulier extrêmement misogyne : Daesh, fasciste et profondément misogyne, exerce la terreur. Des interdictions de l’avortement peuvent être prononcées, il y a le mariage d’enfants, des femmes assassinées, le viol, la traite d’esclaves comme à Shengal – et les violences faites aux femmes n’est pas considérée comme une raison valable pour se réfugier. Mais nous découvrons aussi comment petit à petit, nous nous fortifions dans la lutte contre tout cela.

La grève en Pologne a fait tomber l’interdiction de l’avortement dans ce pays et a infligé la première grande défaite au gouvernement ultraréactionnaire.

Le principe qu’un « NON veut dire NON » a été introduit dans le droit pénal allemand après des protestations massives concernant des crimes sexuels.

En Argentine, le 19 octobre 2016, appelé « Miercoles Negro », des dizaines de milliers de femmes (des ouvrières) ont fait une heure de grève pour protester contre la persistance des violences mortelles faites aux femmes. C’est le mouvement « Ni una menos » – « Plus une seule » qui y a appelé.

Après le grave cyclone à Haïti, les femmes des femmes de la planète en Europe ont collecté 10 000 € « contre le désespoir et le chaos fatal ! », comme écrivent les femmes d’Haïti.

Pour les femmes de Rojava, les luttes pour leur libération et celles pour la liberté sociale et la démocratie se sont confondues en un seul combat.

logo-weltfrauenkonferenz-2016Le mouvement des femmes devient puissant là où il s’organise, où il crée des alliances et fait sien la résistance contre toujours plus de formes d’oppression impérialistes. Lorsque les gouvernements virent à droite, nous devons nous organiser davantage contre. C’est ainsi que les femmes relient des mondes !

 

Nos sœurs en Haïti sont en grande détresse! Femmes de la planète – organisons la solidarité!

Voici un film sur la situation a Haïti:

 

Appel de la Conférence Européenne des femmes:

Nos sœurs en Haïti sont en grande détresse!
Femmes de la planète – organisons la solidarité!
10.000 euros contre le désespoir et le chaos menaçant les vies !haiti

Début Octobre 2016, l’ouragan Matthew a causé des dévastations sévères à Haïti. Nous, les femmes de la planète en Europe sont étroitement liées aux femmes en Haïti : L’association des femmes REFALAG (Regwoupman Fanm pou Lavi Miyô nan Grandans, Association des femmes pour une vie meilleure dans Grandans / région à Haïti) se bat dans des conditions très difficiles pour les droits des femmes et les droits sociaux. La présidente de REFALAG, Vania Pierre-Bonnet, avait voulu participer à la Conférence mondiale des femmes à Katmandou, mais elle n’avait pas reçu de visa. Nous avons protesté contre ce fait à Katmandou avec une résolution. Maintenant, Vania s’adresse aux femmes de la planète avec un appel à l’aide:

«Avec un cœur brisé, un courage affaissé, un avenir désespéré, je dois vous dire que mon Département, la Grand ’Anse, est aujourd’hui dévasté, ravagé, détruit par l’Ouragan le plus violent que l’Ile d’Haïti a connu depuis une décennie.
Une fois encore, les enfants d’Haïti chérie, qui était la Perle des Antilles, sont victimes. On ne peut plus parler de verger, de forêt, de jardins, de plantations, de maisons (surtout les maisons en toitures de tôle) parce que tout est détruit et emporté par le violent ouragan. Toutes les Femmes de REFALAG sont victimes d’une manière ou d’une autre. La grande majorité a perdu leurs maisons. Les maris de 4 femmes de REFALAG sont morts. Pour ce qui concerne les bétails et les jardins, les vergers – ça n’existe plus. Des arbres qui ont pris environ 8 à 10 ans pour pousser, des arbres qui ont environ 50 à 100 ans sont arrachés. Aussi le local de REFALAG pour loger son office a été détruit. Pour l’instant, c’est l’épidémie odieuse qui est le choléra qui fait des ravages. Pendant que les gens font leurs besoins physiologiques à même le sol et dans l’eau de rivière, c’est cette même eau que la population sinistrée utilise pour boire, se laver et faire de la cuisson. Je ne trouve pas de mots pour décrire la situation.“
La résolution de Katmandou nous engage: luttons contre la menace d’une catastrophe envi-ronnementale mondiale – nous, en tant que femmes de la planète soutenons-nous mutuelle-ment de manière solidaire, justement dans une grande détresse!

Organisons la solidarité internationale pour nos sœurs en Haïti!
Nous les appelons: courage! Ayez confiance: Vous n’êtes pas seules!
Contribuons à la guérison des cœurs brisés.
Informons de la situation de manière intense et collectons des dons pendant deux se-maines avec l’objectif de 10.000 euros.
Apportons nos expériences et les fonds à la Conférence européenne des femmes du monde du 6 novembre et, lors de cette période, faisons aussi de la publicité pour notre union en Eu-rope.
Octobre 2016

Envoyer des mots de solidarité et d’encouragement (si possible en français) pour REFALAG à Gaby Fries, gaby.fries@neuf.fr

Compte bancaire:
Verein zur Förderung des Austauschs in der Frauenbewegung e. V.
(Association pour la promotion des échanges dans le mouvement des femmes)
IBAN DE 68424614355608718401
BIC:GENODEM1KIH
Mot clé: Haiti
banque: Volksbank Kirchhellen eG / Allemagne

Download: L’appel
appel-solidarite-femmes-de-haiti-oct-2016-final-fr

Invitation à la 5e Conférence d’Europe le 6 novembre 2016.

Monika Gärtner-Engel, Halinka Augustin, – Coordinatrices d’Europe
Angélica Urrutia, Maria Hagberg – suppléantes des Coordinatrices d’Europe 06.07.2016
4. Europakonferenz Athen
Chères femmes du processus mondial en Europe,

Nous, les Coordinatrices d’Europe, voulons vous inviter cordialement dès aujourd’hui à Gelsenkirchen/Allemagne à la 5e Conférence d’Europe le 6 novembre 2016.

Chères femmes,

encore une fois nos félicitations à toutes pour la réussite de notre 2e Conférence mondiale des femmes de la base de 2016. Nos félicitations particulières et nos remerciements s’adressent aux hôtesses, les femmes de l’United Women Association au Népal. Elles ont travaillé remarquablement ensemble pour le succès de la conférence, dans les conditions difficiles des conséquences du tremblement de terre ainsi que du boycotte par l’Inde.

Dans notre résolution de Katmandou adoptée unanimement, nous avons décidé : « Dévelop-pons résolument nos structures pour la coordination mondiale, continentale et régionale et por-tons-les à un niveau supérieur. Travaillons afin que les femmes de nos pays s’organisent encore mieux ! » Dans toute l’Europe, nous, les femmes, ont des raisons pressantes pour nous associer davantage pour un avenir digne d’être vécu.

Notre conférence d’Europe se tiendra sous le signe de cette 2e CMF réussie, et un axe princi-pal de notre conférence sera d’en tirer le bilan. Nous aurons ensuite la possibilité de
de porter nos évaluations et estimations à la prochaine Rencontre des Coordinatrices mon-diales, qui se tiendra après notre Conférence d’Europe également à Gelsenkirchen.

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Resolution de Katmandou en francais

Résolution de Katmandou20160313_wfk144 Eröffnung

Les femmes vont conquérir les plus hautes montagnes!

Katmandou, le 17 mars 2016

La 2ème Conférence mondiale des femmes de la base s’est tenue du 13 au 18 mars 2016 à Katmandou au Népal sous le slogan « Les femmes gravissent les plus hautes montagnes ». Le 13 mars, 2000 femmes et aussi quelques hommes ont assisté à la manifestation d’ouverture militante. 1300 participantes et participants de 48 pays, y compris plus de 200 Népalaises et Népalais et des bénévoles internationaux, femmes et hommes, ont pris part à cette conférence. Des femmes de 61 pays y ont été directement associées, mais toutes n’ont pas pu se rendre à Katmandou. Le programme d’ouverture a été inauguré par Mme Onsari Gharti Magar, porte-parole du Parlement. Il a été suivi, les 14 et 15 mars, d’ateliers pendant lesquels 560 participantes ont discuté sur 10 sujets centraux du mouvement des femmes.

L’Assemblée générale du 16 et 17 mars a été constituée de 74 déléguées de quarante pays, dont treize pays d’Afrique (5*), huit pays d’Asie (4*), treize d’Europe (12*), quatre du Proche et Moyen-Orient (4*) et deux d’Amérique latine (9*). [(*) : Les chiffres avec astérisque indiquent le nombre de pays représentés à la 1ère CMF.]

Pendant la 2ème Conférence mondiale des femmes, les jeunes femmes – ainsi que des jeunes hommes brigadistes bénévoles – se sont portées garant de l’avenir du mouvement des femmes.

De plus en plus de femmes de la base et d’organisations de femmes s’engagent à lutter contre des structures patriarcales, contre l’impérialisme et pour la l’émancipation des femmes. Le fondement de la Conférence Mondiale des Femmes qui consiste à s’adresser à toutes les femmes combatives et aux organisations de femmes de la base dans le monde entier, ainsi que le principe de travailler sur la base de la plus vaste démocratie possible, ont contribué à cette évolution.

Cela est particulièrement important, parce qu’avec l’intensification de la crise de l’impérialisme, les défis auxquels le mouvement mondial des femmes est confronté, grandissent. Le fardeau de la crise est mis sur le dos des travailleurs du monde et particulièrement sur le dos des femmes. Le chômage augmente et l’appauvrissement s’aggrave toujours davantage. Les femmes sont les premières touchées par les baisses de salaires, elles sont les premières à être licenciées, et partout dans le monde, elles touchent encore des salaires bien inférieurs à ceux des hommes pour le même travail.

L’Asie traverse une crise profonde, parce que l’impérialisme resserre son contrôle dans la région. Il y règne une très grande pauvreté, le chômage, des expulsions et une oppression croissante de la population travailleuse. Les États, sur ordre des classes dominantes, mettent les riches ressources naturelles de la région à la libre disposition des groupes multinationaux. Ils ouvrent les portes des pays au militarisme, entraînant une guerre contre le peuple et des cas de violence graves contre les femmes. En plus, les coutumes féodales, qui continuent toujours à donner leur empreinte dans de larges parties des pays d’Asie, aggravent la situation des femmes. De manière durable, les femmes sont considérées comme socialement inférieures et elles sont bâillonnées par des milliers de chaînes de coutumes et de traditions. Des milliers de femmes de pays pauvres sont forcées de quitter leur pays, elles sont nombreuses à devenir travailleuses migrantes dans les pays du Golfe. Elles souffrent de la torture d’être loin de leur maison ; leurs droits humains sont violés. Les domestiques migrantes doivent travailler comme des esclaves, en particulier dans les pays du Golfe. Tous les jours, des centaines d’entre elles sont rapatriées dans des cercueils.

Au Proche et Moyen-Orient, la lutte éclate entre les forces impérialistes pour redessiner la région selon leurs propres intérêts. Depuis plus d’un siècle, les femmes, leurs enfants et leurs hommes souffrent de l’impact de la guerre. Maintenant, le groupe État islamique mène une guerre systématique contre les femmes, surtout contre les mouvements de femmes qui font partie intégrante de la révolution démocratique. Daech vise à anéantir cette révolution. Il ne réduit pas seulement les femmes en esclavages, mais il les assassine systématiquement. Daech est aujourd’hui la menace principale, mais l’intensification de conflits religieux présente aussi un sérieux danger pour toute la région.

En 2011, l’Afrique du Nord a été à la tête du « Printemps Arabe », une soulèvement des masses pour la liberté politique et pour la justice sociale – contre des structures de domination autoritaires. Elle se trouve maintenant dans le collimateur de différentes guerres et d’une extension du fondamentalisme. L’Afrique est devenue, ces dernières années, le foyer du pillage impérialiste. Au dernier siècle, la population africaine a lutté pour se libérer du joug de la domination coloniale. Maintenant, elle est retombée entre les griffes de l’exploitation néocoloniale. Les élites dirigeantes, souvent des laquais de puissances étrangères, leur permettent de piller les ressources de l’Afrique au détriment des peuples.

L’Amérique latine, qui a montré au monde qu’un meilleur système était possible, et qui s’est soulevée courageusement contre le pouvoir de l’impérialisme des États-Unis, connaît à nouveau un essor de la réaction de droite, qui se manifeste dans les résultats électorales au Venezuela et au Brésil.

En Europe, l’égalité juridique et les améliorations dans la vie des femmes ont été acquises par leurs luttes. Mais dans la réalité sociale, la double exploitation et oppression de la masse des femmes continuent d’exister et s’aggravent même. Le mouvement des femmes devient un lien important entre les autres mouvements combatifs. Les femmes qui s’organisent et qui luttent, deviennent souvent la cible de discrimination ou d’attaques anticommunistes. Mais pouvoir surmonter de telles difficultés, a donné encore plus de forces aux femmes combatives d’Europe.

Les crises mondiales ont provoqué une crise internationale d’afflux de réfugiés. Des millions d’immigrants, déracinés de leur domicile dans leur pays d’origine par les guerres d’agression impérialistes, cherchent refuge en Europe. Mais ils sont rejetés par les autorités, en partie maintenus dans des conditions inhumaines et connaissent des violences faites aux femmes. Des dizaines de milliers de réfugiés se sont noyés dans la mer Méditerranée. Les migrants qui ont réussi malgré tout à entrer dans des pays européens, sont souvent rendus responsables des problèmes existants et de la crise de l’UE, qui en résulte.

Dans le monde entier, on assiste à une progression des forces fascistes fondamentalistes de la réaction de droite, qui vise en premier lieu à l’oppression des femmes. D’autre part, de nombreuses femmes sont devenues militantes politiques et se sentent poussées à relever le défi contre le sexisme, le racisme et l’intolérance religieuse. Des mouvements de masses donnent des exemples de solidarité internationale.

Partout dans le monde, l’émancipation de la femme reste un défi. Les structures patriarcales sont défendues par l’impérialisme pour diviser les masses et pour maintenir les femmes soumises. Mais les femmes continuent à renforcer leur mouvement et s’insurgent ! La soif de profit émanant de la propriété privée a engendré l’apparition de la poignée de monopoles dominant et pillant le monde entier. La philosophie du capitalisme est de traiter les femmes comme une propriété privée, affirmant que leur rôle principal doit être de mettre au monde des enfants dans un mariage monogame. En même temps, elle considère que le rôle principal de l’homme dans la société est de faire partie de la production sociale au profit des impérialistes.
Un an avant le centenaire de la révolution russe, on continue à refuser aux femmes l’égalité des chances, des droits égaux, des emplois fixes, un salaire égal pour un travail égal, un rôle important dans la production sociale et plein d’autres droits. Souvent on tente de restreindre des droits déjà acquis par des luttes. Les femmes continuent à être considérées comme une marchandise ; le trafic des femmes et des enfants s’est multiplié les dernières années. La légalisation de la prostitution dans de nombreux pays européens, la perversion des droits des femmes, ont contribué à créer des structures mafieuses qui se servent de la loi sur la prostitution comme bouclier pour exploiter les femmes. Cela se reflète aussi dans les habitudes des troupes dans diverses missions de paix de l’ONU. Dans presque toutes les zones de guerre, on installe des bordels où des jeunes femmes sont contraintes de se livrer à la prostitution, soit par la force ou « volontairement ».

Mais malgré le joug par différentes formes de domination féodales, néocolonialistes, capitalistes ou impérialistes – les femmes se révoltent contre leur double exploitation et oppression et se soulèvent pour leur libération partout dans le monde.

C’est dans ce contexte que la Conférence Mondiale des Femmes remplit un rôle important en mobilisant les femmes combattives de la base et leurs organisations dans le monde entier, en pratiquant la solidarité avec les luttes des femmes dans tous les pays et en évoluant en un mouvement international durable. Cela constitue un défi international à la suprématie de l’impérialisme et des structures patriarcales et renforce le mouvement international des femmes. Et c’est précisément ce que nous avons essayé de faire pendant les dernières années.

Les six jours de la Conférence mondiale des femmes ont bien sûr été un dur travail, mais nous l’avons bien réussi. Depuis la 1ère Conférence mondiale des femmes en 2011 à Caracas au Venezuela, nous avons déjà connu beaucoup de succès. De plus en plus de femmes de différents pays du monde ont participé au niveau international à l’organisation des trois journées d’action et de lutte – le 8 mars, le 1er Mai et le 25 novembre – et se sont interconnectées. Nous nous sommes tenues au courant mutuellement de luttes, d’évolutions et de débats importants dans nos pays. Les femmes ont mutuellement soutenu des campagnes et des luttes : contre la violence accrue faite aux femmes, contre les guerres d’agression, contre les catastrophes environnementales, contre la fermeture d’entreprises et les licenciements, contre l’accaparement des terres…
Le soutien commun de la lutte à Rojava en Syrie était d’une importance particulière, parce que ce n’était pas seulement une lutte contre l’exploitation et l’oppression des femmes, mais un foyer de la lutte mondiale pour la liberté et la démocratie et pour la réalisation de la libération des femmes. Nous avons appris qu’un ennemi d’apparence invincible comme Daech peut être vaincu et qu’une nouvelle société peut être construite. Rojava / Kurdistan est un brillant exemple de ce que les femmes combattives peuvent atteindre, et c’est un modèle de lutte contre les structures patriarcales.

La Conférence mondiale des femmes a développé ses propres structures de coordination et de coopération. Elle a appris d’autres méthodes pour lier ses activités politiques à des initiatives pour son propre financement, réalisant ainsi l’indépendance financière ! Nous avons pu apporter du soutien mutuel et financer toutes les activités de manière indépendante.

La Conférence mondiale des femmes a aussi rencontré des problèmes. Beaucoup de nouvelles tâches et activités sont apparues dans les différents pays et/ou régions, si bien que notre coordination internationale était souvent spontanément mis à l’écart. Parfois, les coordinatrices des régions ou continents ne pouvaient pas travailler de manière continue pour la Conférence mondiale des femmes, ou bien elles se sentaient laissées seules. La nécessité de financer le mouvement croissant des femmes du processus mondial de façon indépendante reste un grand défi.

Nous pouvons tirer de nombreuses leçons du processus de préparation de la deuxième Conférence mondiale des femmes. Ces expériences sont une base solide pour l’avenir. Le slogan « Les femmes gravissent les plus hautes montagnes » a été effectivement réalisé ! D’abord il y a eu la dévastation par le tremblement de terre et ensuite le blocus non officiel et la politique expansionniste du gouvernement indien, qui menaçait la souveraineté nationale du Népal. Les femmes népalaises, en coopération avec d’autres parties de la population, ont dû défendre la souveraineté nationale et l’intégrité de leur pays. L’organisation de la 2ème Conférence mondiale des femmes était sérieusement remise en question. Son financement a été un grand défi. Mais, les femmes énergiques de l’ »Alliance Unie des femmes » (United Womens Alliance) ont surmonté les difficultés en commun avec des efforts internationaux. Tirons des leçons de l’expérience de la deuxième Conférence mondiale des femmes ! Consolidons nos succès et surmontons tous les défis !

Les crises du capitalisme qui vont s’intensifiant, les catastrophes environnementales, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous mettront à l’épreuve. Mais ils défient aussi les femmes de la planète de prendre en mains la lutte pour leur avenir. Nous devons davantage discuter et trouver des alternatives ! Pour aiguiser notre regard stratégique, nous avons prévu d’organiser davantage de discussions théoriques, des séminaires et/ou conférences. Une de ces conférences se concentrera sur la libération des femmes. Les Coordinatrices mondiales sont priées de faire le planning d’un tel séminaire prévue entre la deuxième et la troisième Conférence mondiale des femmes. Ce séminaire doit être préparé par les femmes de différents pays.

Nous avons évolué en un mouvement international des femmes de la planète sur la base de nos principes ! Nous travaillons de façon non liée à un parti ! Nous décidons démocratiquement ! Nous sommes indépendantes, mais nous ne nous isolons pas d’autres mouvements ! Nous renforçons notre propre base financière ! Nous apprenons à réfléchir et à travailler toujours en internationalistes ! Nous pratiquons une culture démocratique de débat ! Le plus important critère de notre travail est de réussir ou non à renforcer durablement le mouvement des femmes !

• Développons résolument nos structures pour la coordination mondiale, continentale et régionale et portons-les à un niveau supérieur. Travaillons afin que les femmes de nos pays s’organisent encore mieux !
• Développons notre communication en utilisant tous les moyens techniques, sans négliger les aspects de sécurité !
• Coordonnons nos luttes ! Dans toute lutte, les femmes doivent être sûres qu’elles sont soutenues et que ces luttes seront connues dans le monde entier !
• Développons notre propre identité et notre propre culture. Nous devons aiguiser la conscience des hommes et des femmes contre les structures et modes de pensée patriarcaux.
• Encourageons des exemples d’autodéfense féminine comme réponse efficace et légitime pour les femmes contre toute forme de violence à leur encontre !
• Coopérons avec d’autres mouvements sociaux ; avec les mouvements des ouvriers, des paysans, avec les écologistes, les militants pour la paix, les révolutionnaires, avec les militants contre l’oppression basée sur l’orientation sexuelle, la caste, la couleur de peau, l’origine et la religion – bref avec tous ceux qui luttent pour la libération !
• Cherchons, discutons et trouvons des alternatives à ce système capitaliste ! Il ne peut y avoir un changement radical dans la situation des femmes sans changements radicaux et fondamentaux dans le système politique, économique et social. Le mouvement pour la libération des femmes doit s’unir avec la lutte pour des changements sociétaux fondamentaux.
• Développons-nous en un mouvement combatif des « femmes de la planète » qui coopère en continu, de manière efficace et avec une vision sociétale.
• Renforçons les jeunes femmes dans leur détermination de se porter garant en tant que « jeunes femmes de la planète » de l’avenir du mouvement des femmes !

Nous nous laisserons guider par les succès des trois journées d’action et de lutte, et nous nous réjouissons à l’avance de la prochaine Conférence Mondiale des Femmes en cinq ans, en 2021, sur un autre continent !

Les femmes de la planète vont conquérir les plus hautes montagnes !

Nous allons construire une société, où les femmes ne seront ni discriminées, ni exploitées, ni opprimées !

Download:
160317-2eme-WWC-Résolution-de-Katmandou-FR-ec

Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) du 13 au 18 mars à Katmandou

« La lutte des femmes pour leur liberté »
Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) Gabi Frankreich 2
du 13 au 18 mars à Katmandou

Cette Conférence a été un grand pas vers son objectif : créer un mouvement combatif mondial des femmes. La rencontre au Népal a été un pas important et un succès dans ce sens.

1. Pourquoi la CMF au Népal ?
Parce que nous y étions invitées. La Conférence s’organise par une alliance des femmes. Elles a lieu tous les 5 ans sur un autre continent ; cette fois-ci les organisations de femmes du Népal ont déposé leur canidature, adoptée par le comité international des coordinatrices pour la conférence.
Différentes raisons pour ce choix : les 8 fortes organisations alliées de femmes au pays, qui ont remporté un important succès dans une guerre civile en 2007 dans l’armée populaire pour renversé la dictature féodale pour installer une démocratié. Le gouvernement népalais est progressiste et une femme – pour la première fois dans l’histoire du pays – a été élue présidente. Le gouvernement a soutenu la conférence – dans la logistique mais aussi dans la lutte d’obtenir les visa de plusieurs femmes qui avaient des difficultés pour sortir de leur pays (on a réuisst dans plusieurs cas, mais pas toujours). Une délégation de 40 déléguées et participantes à la conférence a été accueillie par la présidente Bidhya Devi Bhandari .

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Information pour nos lecteurs

informationLa langue de la conférence de la Deuxième Conférence Mondiale sur les Femmes au Népal est l’anglais. Nous prions à nos lecteurs francophones de comprendre que beaucoup de films et rapports du Népal sont seulement disponibles en anglais. Donné que la conférence est entièrement organisé par des volontaires, malheureusement une traduction souvent est pas possible. Merci pour votre compréhension.