Appelation au Séminaire international 2018

European Coordinators
of the World Women’s Conference

Halinka Augustin / Netherlands
Susanne Bader / Germany

Les femmes au plan mondial précisent leur vue stratégique !

Elles appellent au séminaire international sur la théorie de la libération de la femme !

 Comme convenu dans les décisions de la 2e Conférence mondiale des femmes de la base, les coordinatrices mondiales préparent un séminaire international sur la théorie de la libération de la femme.

Il aura lieu du 2 au 4 décembre 2018 à Bangalore, Inde.

Nous sommes très heureuses de l’invitation de représentantes du mouvement des femmes indiennes. Elles nous accueilleront à Bangalore, capitale de l’État fédéral de Karnataka, dans le sud-ouest du pays.

Pendant 3 jours, le séminaire offrira à toutes les femmes intéressées l’occasion de traiter des théories sur la libération de la femme de façon solidaire et militante.

Le séminaire est basé sur l’observation de la 2e Conférence mondiale des femmes que « les crises du capitalisme qui s’aggravent… sont aussi un défi pour les femmes au plan mondial : il s’agit d’engager la lutte pour leur avenir. Nous devons discuter plus intensément sur des alternatives sociétales, et nous devons les trouver ! » (Résolution de Katmandou, 2016).

 Suite à ces trois jours, nous aurons l’occasion de rendre visite à des associations indiennes de femmes.

Dans plusieurs villes d’Allemagne et des Pays Bas, il y a actuellement des réunions d’études, où des femmes intéressées sont les bienvenues.

Toute femme intéressée peut participer au séminaire international en Inde. Nous allons publier sur le site internet des Conférences mondiales des femmes toutes les adresses de contact connues par nous. Ainsi, des femmes qui s’y intéressent, peuvent s’associer dans leur ville pour préparer et organiser le voyage. En Allemagne, on peut aussi obtenir des informations par l’association de femmes Courage.

 

Il faudra réserver vos vols pour Kempegowda International Airport Bengaluru. Par le site internet, nous donnerons en continu d’autres informations, comme l’hébergement, le lieu du séminaire, etc.

 

Vous devriez demander vos visas de touriste le plus tôt possible. Les passeports doivent être valable jusqu’à 6 mois après votre retour.  

 

Nous sommes heureuses d’avoir de vos nouvelles et de vous voir en Inde !

 

Salutations solidaires

 

Suse et Halinka

Download:
180626 Aufruf Theorie Seminar Indien fr

 

 

 




Nos sœurs en Haïti sont en grande détresse! Femmes de la planète – organisons la solidarité!

Voici un film sur la situation a Haïti:

 

Appel de la Conférence Européenne des femmes:

Nos sœurs en Haïti sont en grande détresse!
Femmes de la planète – organisons la solidarité!
10.000 euros contre le désespoir et le chaos menaçant les vies !haiti

Début Octobre 2016, l’ouragan Matthew a causé des dévastations sévères à Haïti. Nous, les femmes de la planète en Europe sont étroitement liées aux femmes en Haïti : L’association des femmes REFALAG (Regwoupman Fanm pou Lavi Miyô nan Grandans, Association des femmes pour une vie meilleure dans Grandans / région à Haïti) se bat dans des conditions très difficiles pour les droits des femmes et les droits sociaux. La présidente de REFALAG, Vania Pierre-Bonnet, avait voulu participer à la Conférence mondiale des femmes à Katmandou, mais elle n’avait pas reçu de visa. Nous avons protesté contre ce fait à Katmandou avec une résolution. Maintenant, Vania s’adresse aux femmes de la planète avec un appel à l’aide:

«Avec un cœur brisé, un courage affaissé, un avenir désespéré, je dois vous dire que mon Département, la Grand ’Anse, est aujourd’hui dévasté, ravagé, détruit par l’Ouragan le plus violent que l’Ile d’Haïti a connu depuis une décennie.
Une fois encore, les enfants d’Haïti chérie, qui était la Perle des Antilles, sont victimes. On ne peut plus parler de verger, de forêt, de jardins, de plantations, de maisons (surtout les maisons en toitures de tôle) parce que tout est détruit et emporté par le violent ouragan. Toutes les Femmes de REFALAG sont victimes d’une manière ou d’une autre. La grande majorité a perdu leurs maisons. Les maris de 4 femmes de REFALAG sont morts. Pour ce qui concerne les bétails et les jardins, les vergers – ça n’existe plus. Des arbres qui ont pris environ 8 à 10 ans pour pousser, des arbres qui ont environ 50 à 100 ans sont arrachés. Aussi le local de REFALAG pour loger son office a été détruit. Pour l’instant, c’est l’épidémie odieuse qui est le choléra qui fait des ravages. Pendant que les gens font leurs besoins physiologiques à même le sol et dans l’eau de rivière, c’est cette même eau que la population sinistrée utilise pour boire, se laver et faire de la cuisson. Je ne trouve pas de mots pour décrire la situation.“
La résolution de Katmandou nous engage: luttons contre la menace d’une catastrophe envi-ronnementale mondiale – nous, en tant que femmes de la planète soutenons-nous mutuelle-ment de manière solidaire, justement dans une grande détresse!

Organisons la solidarité internationale pour nos sœurs en Haïti!
Nous les appelons: courage! Ayez confiance: Vous n’êtes pas seules!
Contribuons à la guérison des cœurs brisés.
Informons de la situation de manière intense et collectons des dons pendant deux se-maines avec l’objectif de 10.000 euros.
Apportons nos expériences et les fonds à la Conférence européenne des femmes du monde du 6 novembre et, lors de cette période, faisons aussi de la publicité pour notre union en Eu-rope.
Octobre 2016

Envoyer des mots de solidarité et d’encouragement (si possible en français) pour REFALAG à Gaby Fries, gaby.fries@neuf.fr

Compte bancaire:
Verein zur Förderung des Austauschs in der Frauenbewegung e. V.
(Association pour la promotion des échanges dans le mouvement des femmes)
IBAN DE 68424614355608718401
BIC:GENODEM1KIH
Mot clé: Haiti
banque: Volksbank Kirchhellen eG / Allemagne

Download: L’appel
appel-solidarite-femmes-de-haiti-oct-2016-final-fr




Resolution de Katmandou en francais

Résolution de Katmandou20160313_wfk144 Eröffnung

Les femmes vont conquérir les plus hautes montagnes!

Katmandou, le 17 mars 2016

La 2ème Conférence mondiale des femmes de la base s’est tenue du 13 au 18 mars 2016 à Katmandou au Népal sous le slogan « Les femmes gravissent les plus hautes montagnes ». Le 13 mars, 2000 femmes et aussi quelques hommes ont assisté à la manifestation d’ouverture militante. 1300 participantes et participants de 48 pays, y compris plus de 200 Népalaises et Népalais et des bénévoles internationaux, femmes et hommes, ont pris part à cette conférence. Des femmes de 61 pays y ont été directement associées, mais toutes n’ont pas pu se rendre à Katmandou. Le programme d’ouverture a été inauguré par Mme Onsari Gharti Magar, porte-parole du Parlement. Il a été suivi, les 14 et 15 mars, d’ateliers pendant lesquels 560 participantes ont discuté sur 10 sujets centraux du mouvement des femmes.

L’Assemblée générale du 16 et 17 mars a été constituée de 74 déléguées de quarante pays, dont treize pays d’Afrique (5*), huit pays d’Asie (4*), treize d’Europe (12*), quatre du Proche et Moyen-Orient (4*) et deux d’Amérique latine (9*). [(*) : Les chiffres avec astérisque indiquent le nombre de pays représentés à la 1ère CMF.]

Pendant la 2ème Conférence mondiale des femmes, les jeunes femmes – ainsi que des jeunes hommes brigadistes bénévoles – se sont portées garant de l’avenir du mouvement des femmes.

De plus en plus de femmes de la base et d’organisations de femmes s’engagent à lutter contre des structures patriarcales, contre l’impérialisme et pour la l’émancipation des femmes. Le fondement de la Conférence Mondiale des Femmes qui consiste à s’adresser à toutes les femmes combatives et aux organisations de femmes de la base dans le monde entier, ainsi que le principe de travailler sur la base de la plus vaste démocratie possible, ont contribué à cette évolution.

Cela est particulièrement important, parce qu’avec l’intensification de la crise de l’impérialisme, les défis auxquels le mouvement mondial des femmes est confronté, grandissent. Le fardeau de la crise est mis sur le dos des travailleurs du monde et particulièrement sur le dos des femmes. Le chômage augmente et l’appauvrissement s’aggrave toujours davantage. Les femmes sont les premières touchées par les baisses de salaires, elles sont les premières à être licenciées, et partout dans le monde, elles touchent encore des salaires bien inférieurs à ceux des hommes pour le même travail.

L’Asie traverse une crise profonde, parce que l’impérialisme resserre son contrôle dans la région. Il y règne une très grande pauvreté, le chômage, des expulsions et une oppression croissante de la population travailleuse. Les États, sur ordre des classes dominantes, mettent les riches ressources naturelles de la région à la libre disposition des groupes multinationaux. Ils ouvrent les portes des pays au militarisme, entraînant une guerre contre le peuple et des cas de violence graves contre les femmes. En plus, les coutumes féodales, qui continuent toujours à donner leur empreinte dans de larges parties des pays d’Asie, aggravent la situation des femmes. De manière durable, les femmes sont considérées comme socialement inférieures et elles sont bâillonnées par des milliers de chaînes de coutumes et de traditions. Des milliers de femmes de pays pauvres sont forcées de quitter leur pays, elles sont nombreuses à devenir travailleuses migrantes dans les pays du Golfe. Elles souffrent de la torture d’être loin de leur maison ; leurs droits humains sont violés. Les domestiques migrantes doivent travailler comme des esclaves, en particulier dans les pays du Golfe. Tous les jours, des centaines d’entre elles sont rapatriées dans des cercueils.

Au Proche et Moyen-Orient, la lutte éclate entre les forces impérialistes pour redessiner la région selon leurs propres intérêts. Depuis plus d’un siècle, les femmes, leurs enfants et leurs hommes souffrent de l’impact de la guerre. Maintenant, le groupe État islamique mène une guerre systématique contre les femmes, surtout contre les mouvements de femmes qui font partie intégrante de la révolution démocratique. Daech vise à anéantir cette révolution. Il ne réduit pas seulement les femmes en esclavages, mais il les assassine systématiquement. Daech est aujourd’hui la menace principale, mais l’intensification de conflits religieux présente aussi un sérieux danger pour toute la région.

En 2011, l’Afrique du Nord a été à la tête du « Printemps Arabe », une soulèvement des masses pour la liberté politique et pour la justice sociale – contre des structures de domination autoritaires. Elle se trouve maintenant dans le collimateur de différentes guerres et d’une extension du fondamentalisme. L’Afrique est devenue, ces dernières années, le foyer du pillage impérialiste. Au dernier siècle, la population africaine a lutté pour se libérer du joug de la domination coloniale. Maintenant, elle est retombée entre les griffes de l’exploitation néocoloniale. Les élites dirigeantes, souvent des laquais de puissances étrangères, leur permettent de piller les ressources de l’Afrique au détriment des peuples.

L’Amérique latine, qui a montré au monde qu’un meilleur système était possible, et qui s’est soulevée courageusement contre le pouvoir de l’impérialisme des États-Unis, connaît à nouveau un essor de la réaction de droite, qui se manifeste dans les résultats électorales au Venezuela et au Brésil.

En Europe, l’égalité juridique et les améliorations dans la vie des femmes ont été acquises par leurs luttes. Mais dans la réalité sociale, la double exploitation et oppression de la masse des femmes continuent d’exister et s’aggravent même. Le mouvement des femmes devient un lien important entre les autres mouvements combatifs. Les femmes qui s’organisent et qui luttent, deviennent souvent la cible de discrimination ou d’attaques anticommunistes. Mais pouvoir surmonter de telles difficultés, a donné encore plus de forces aux femmes combatives d’Europe.

Les crises mondiales ont provoqué une crise internationale d’afflux de réfugiés. Des millions d’immigrants, déracinés de leur domicile dans leur pays d’origine par les guerres d’agression impérialistes, cherchent refuge en Europe. Mais ils sont rejetés par les autorités, en partie maintenus dans des conditions inhumaines et connaissent des violences faites aux femmes. Des dizaines de milliers de réfugiés se sont noyés dans la mer Méditerranée. Les migrants qui ont réussi malgré tout à entrer dans des pays européens, sont souvent rendus responsables des problèmes existants et de la crise de l’UE, qui en résulte.

Dans le monde entier, on assiste à une progression des forces fascistes fondamentalistes de la réaction de droite, qui vise en premier lieu à l’oppression des femmes. D’autre part, de nombreuses femmes sont devenues militantes politiques et se sentent poussées à relever le défi contre le sexisme, le racisme et l’intolérance religieuse. Des mouvements de masses donnent des exemples de solidarité internationale.

Partout dans le monde, l’émancipation de la femme reste un défi. Les structures patriarcales sont défendues par l’impérialisme pour diviser les masses et pour maintenir les femmes soumises. Mais les femmes continuent à renforcer leur mouvement et s’insurgent ! La soif de profit émanant de la propriété privée a engendré l’apparition de la poignée de monopoles dominant et pillant le monde entier. La philosophie du capitalisme est de traiter les femmes comme une propriété privée, affirmant que leur rôle principal doit être de mettre au monde des enfants dans un mariage monogame. En même temps, elle considère que le rôle principal de l’homme dans la société est de faire partie de la production sociale au profit des impérialistes.
Un an avant le centenaire de la révolution russe, on continue à refuser aux femmes l’égalité des chances, des droits égaux, des emplois fixes, un salaire égal pour un travail égal, un rôle important dans la production sociale et plein d’autres droits. Souvent on tente de restreindre des droits déjà acquis par des luttes. Les femmes continuent à être considérées comme une marchandise ; le trafic des femmes et des enfants s’est multiplié les dernières années. La légalisation de la prostitution dans de nombreux pays européens, la perversion des droits des femmes, ont contribué à créer des structures mafieuses qui se servent de la loi sur la prostitution comme bouclier pour exploiter les femmes. Cela se reflète aussi dans les habitudes des troupes dans diverses missions de paix de l’ONU. Dans presque toutes les zones de guerre, on installe des bordels où des jeunes femmes sont contraintes de se livrer à la prostitution, soit par la force ou « volontairement ».

Mais malgré le joug par différentes formes de domination féodales, néocolonialistes, capitalistes ou impérialistes – les femmes se révoltent contre leur double exploitation et oppression et se soulèvent pour leur libération partout dans le monde.

C’est dans ce contexte que la Conférence Mondiale des Femmes remplit un rôle important en mobilisant les femmes combattives de la base et leurs organisations dans le monde entier, en pratiquant la solidarité avec les luttes des femmes dans tous les pays et en évoluant en un mouvement international durable. Cela constitue un défi international à la suprématie de l’impérialisme et des structures patriarcales et renforce le mouvement international des femmes. Et c’est précisément ce que nous avons essayé de faire pendant les dernières années.

Les six jours de la Conférence mondiale des femmes ont bien sûr été un dur travail, mais nous l’avons bien réussi. Depuis la 1ère Conférence mondiale des femmes en 2011 à Caracas au Venezuela, nous avons déjà connu beaucoup de succès. De plus en plus de femmes de différents pays du monde ont participé au niveau international à l’organisation des trois journées d’action et de lutte – le 8 mars, le 1er Mai et le 25 novembre – et se sont interconnectées. Nous nous sommes tenues au courant mutuellement de luttes, d’évolutions et de débats importants dans nos pays. Les femmes ont mutuellement soutenu des campagnes et des luttes : contre la violence accrue faite aux femmes, contre les guerres d’agression, contre les catastrophes environnementales, contre la fermeture d’entreprises et les licenciements, contre l’accaparement des terres…
Le soutien commun de la lutte à Rojava en Syrie était d’une importance particulière, parce que ce n’était pas seulement une lutte contre l’exploitation et l’oppression des femmes, mais un foyer de la lutte mondiale pour la liberté et la démocratie et pour la réalisation de la libération des femmes. Nous avons appris qu’un ennemi d’apparence invincible comme Daech peut être vaincu et qu’une nouvelle société peut être construite. Rojava / Kurdistan est un brillant exemple de ce que les femmes combattives peuvent atteindre, et c’est un modèle de lutte contre les structures patriarcales.

La Conférence mondiale des femmes a développé ses propres structures de coordination et de coopération. Elle a appris d’autres méthodes pour lier ses activités politiques à des initiatives pour son propre financement, réalisant ainsi l’indépendance financière ! Nous avons pu apporter du soutien mutuel et financer toutes les activités de manière indépendante.

La Conférence mondiale des femmes a aussi rencontré des problèmes. Beaucoup de nouvelles tâches et activités sont apparues dans les différents pays et/ou régions, si bien que notre coordination internationale était souvent spontanément mis à l’écart. Parfois, les coordinatrices des régions ou continents ne pouvaient pas travailler de manière continue pour la Conférence mondiale des femmes, ou bien elles se sentaient laissées seules. La nécessité de financer le mouvement croissant des femmes du processus mondial de façon indépendante reste un grand défi.

Nous pouvons tirer de nombreuses leçons du processus de préparation de la deuxième Conférence mondiale des femmes. Ces expériences sont une base solide pour l’avenir. Le slogan « Les femmes gravissent les plus hautes montagnes » a été effectivement réalisé ! D’abord il y a eu la dévastation par le tremblement de terre et ensuite le blocus non officiel et la politique expansionniste du gouvernement indien, qui menaçait la souveraineté nationale du Népal. Les femmes népalaises, en coopération avec d’autres parties de la population, ont dû défendre la souveraineté nationale et l’intégrité de leur pays. L’organisation de la 2ème Conférence mondiale des femmes était sérieusement remise en question. Son financement a été un grand défi. Mais, les femmes énergiques de l’ »Alliance Unie des femmes » (United Womens Alliance) ont surmonté les difficultés en commun avec des efforts internationaux. Tirons des leçons de l’expérience de la deuxième Conférence mondiale des femmes ! Consolidons nos succès et surmontons tous les défis !

Les crises du capitalisme qui vont s’intensifiant, les catastrophes environnementales, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous mettront à l’épreuve. Mais ils défient aussi les femmes de la planète de prendre en mains la lutte pour leur avenir. Nous devons davantage discuter et trouver des alternatives ! Pour aiguiser notre regard stratégique, nous avons prévu d’organiser davantage de discussions théoriques, des séminaires et/ou conférences. Une de ces conférences se concentrera sur la libération des femmes. Les Coordinatrices mondiales sont priées de faire le planning d’un tel séminaire prévue entre la deuxième et la troisième Conférence mondiale des femmes. Ce séminaire doit être préparé par les femmes de différents pays.

Nous avons évolué en un mouvement international des femmes de la planète sur la base de nos principes ! Nous travaillons de façon non liée à un parti ! Nous décidons démocratiquement ! Nous sommes indépendantes, mais nous ne nous isolons pas d’autres mouvements ! Nous renforçons notre propre base financière ! Nous apprenons à réfléchir et à travailler toujours en internationalistes ! Nous pratiquons une culture démocratique de débat ! Le plus important critère de notre travail est de réussir ou non à renforcer durablement le mouvement des femmes !

• Développons résolument nos structures pour la coordination mondiale, continentale et régionale et portons-les à un niveau supérieur. Travaillons afin que les femmes de nos pays s’organisent encore mieux !
• Développons notre communication en utilisant tous les moyens techniques, sans négliger les aspects de sécurité !
• Coordonnons nos luttes ! Dans toute lutte, les femmes doivent être sûres qu’elles sont soutenues et que ces luttes seront connues dans le monde entier !
• Développons notre propre identité et notre propre culture. Nous devons aiguiser la conscience des hommes et des femmes contre les structures et modes de pensée patriarcaux.
• Encourageons des exemples d’autodéfense féminine comme réponse efficace et légitime pour les femmes contre toute forme de violence à leur encontre !
• Coopérons avec d’autres mouvements sociaux ; avec les mouvements des ouvriers, des paysans, avec les écologistes, les militants pour la paix, les révolutionnaires, avec les militants contre l’oppression basée sur l’orientation sexuelle, la caste, la couleur de peau, l’origine et la religion – bref avec tous ceux qui luttent pour la libération !
• Cherchons, discutons et trouvons des alternatives à ce système capitaliste ! Il ne peut y avoir un changement radical dans la situation des femmes sans changements radicaux et fondamentaux dans le système politique, économique et social. Le mouvement pour la libération des femmes doit s’unir avec la lutte pour des changements sociétaux fondamentaux.
• Développons-nous en un mouvement combatif des « femmes de la planète » qui coopère en continu, de manière efficace et avec une vision sociétale.
• Renforçons les jeunes femmes dans leur détermination de se porter garant en tant que « jeunes femmes de la planète » de l’avenir du mouvement des femmes !

Nous nous laisserons guider par les succès des trois journées d’action et de lutte, et nous nous réjouissons à l’avance de la prochaine Conférence Mondiale des Femmes en cinq ans, en 2021, sur un autre continent !

Les femmes de la planète vont conquérir les plus hautes montagnes !

Nous allons construire une société, où les femmes ne seront ni discriminées, ni exploitées, ni opprimées !

Download:
160317-2eme-WWC-Résolution-de-Katmandou-FR-ec




Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) du 13 au 18 mars à Katmandou

« La lutte des femmes pour leur liberté »
Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) Gabi Frankreich 2
du 13 au 18 mars à Katmandou

Cette Conférence a été un grand pas vers son objectif : créer un mouvement combatif mondial des femmes. La rencontre au Népal a été un pas important et un succès dans ce sens.

1. Pourquoi la CMF au Népal ?
Parce que nous y étions invitées. La Conférence s’organise par une alliance des femmes. Elles a lieu tous les 5 ans sur un autre continent ; cette fois-ci les organisations de femmes du Népal ont déposé leur canidature, adoptée par le comité international des coordinatrices pour la conférence.
Différentes raisons pour ce choix : les 8 fortes organisations alliées de femmes au pays, qui ont remporté un important succès dans une guerre civile en 2007 dans l’armée populaire pour renversé la dictature féodale pour installer une démocratié. Le gouvernement népalais est progressiste et une femme – pour la première fois dans l’histoire du pays – a été élue présidente. Le gouvernement a soutenu la conférence – dans la logistique mais aussi dans la lutte d’obtenir les visa de plusieurs femmes qui avaient des difficultés pour sortir de leur pays (on a réuisst dans plusieurs cas, mais pas toujours). Une délégation de 40 déléguées et participantes à la conférence a été accueillie par la présidente Bidhya Devi Bhandari .

Après le Bangladesh, le Népal compte parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Le tremblement de terre de 2015 ainsi qu’un blocus économique par l’Inde ont mis en question la conférence et il faillait du courage pour la maintenir. Nous sommes des femmes de la planète – on va faire cette conférence sans reculer devant des difficultés qui pour les femmes en Asie sont le quotidien. Et on y est arrivée ! C’était déjà une premier succès et qui nous a demandé des forces : « Les femmes excaladent les plus hautes mointagnes » (slogan de la conférence)

Katmandou : 2 millions d’habitants ; énorme circulation = énorme pollution (circulation à gauche). (catalyseurs inconnus/ masques/ poussière, pas de grande industrie, mais sous-traitants (textile, agriculture, d’autres secteurs)

Beaucoup de femmes travaillent à domicile, mais aussi pour les soutraitants des grands groupes industriels, pas de grande industrie.
Ressources économiques: l’eau pour des millions de personnes ; tourisme de haute altitude (equipement de haute montagne partout)

2. La Conférence en chiffres :
Environ 1 500 participantes (et que participants) ont participé pendant tt la semaine ;
2000 personnes ont manifesté à travers Katmandou.

74 déléguées de 40 pays et les femmes de plus de 10 pays ont participé de loin – sans visa ou passeport ou moyens financières, elles ne pouvaient pas participer.
Traductions en 9 langues ; 40 médecins, des centaines de bénévoles pendant des semaines de préparation et de déroulement
10 – 15 journaux et chaînes télé ont rapporté en direct.

Les principes de la conférence (documents de base) :
1. décisions à niveau égal,
2. indépendance financière
3. non lié à un parti ou à une seule orientation sociale et politique/ échange et débats solidaire.

La Conférence a deux piliers :
I. les ateliers de travail (10 à Katmandou) pour un large public
II. l’assemblée des déléguées (jusqu’à 5 par pays– qu’il soit petit ou grand). De la France, nous étions deux.

Le déroulement : 1er jour : Manifestation, inscription et inauguration festive en présence de la porte parole du parlement népalais Onsara Gharti — 2 jours d’ateliers de travail pour toutes — 2 jours l’assemblée des déléguées des pays ; où les autres femmes ont pu écouter et regarder dans la salle – dernier jour : clôture et résolutions. Accueil chez la présidente népalaise Bidhya Devi Bhandari

3. Pourquoi faisons-nous une telle conférence et en quoi elle a été un grand pas en avant ?

On voit l’ensemble des problèmes et de leur évolution, des demandes principales et des luttes les plus importantes. Il faut le dire – la situation s’empire !

La Conférence à Katmandou – c’est le cri de douleur et crie de colère des femmes de la planète

• L’extrème pauvreté, l’absence de progrès et même des reculs sociaux entretiennent des traditions parfois très négatifs (Amérique du Sud ; Népal), les attitudes et structures patriarchales et l’oppression des femmes :
• Les zones de guerres et des conflits militaires se multiplient (Afrique , Moyen Orient) : femmes en tant que refugiées, le viol comme arme de guerre, la prostitution comme expression d’une extrême misère,
• l’exploitation des femmes dans les activités mal considérés, leur épuisement et mis en danger au travail, la discriminations, la traite des femmes et enfants, l’oppression politique des femmes (Egypte, Népal, Indes, Bangladesh)
• les luttes des paysans par exemple au Maroc, au Nigéria, au Banladesh
• les femmes dans les guerres d’agression – YPJ
• les employés et ouvrières en Europa – Allemagne

Un tel aperçu rend plus claire et plus consciente des liens entre les choses et que aujourd’hui, la lutte(pas seulement) des femmes pour la liberté est internationale. Quelques exemples :

a) La question de l’environnement – une question URGENTE – dans le monde entier a été mis sur le devant de la scène
– Indonésie – smog ! Le feu est mis à d’énormes surfaces pour des plantations de palmier – production de huile de palme. Après l’exploitation, la loi demande une réplantation. Celle-ci par littéralement en fumée, parce pour ne pas être obligés de replanter, on prétend également qu’un feu aurait détruit la réplantation! Des feux des mois et des mois s’agravent avec le rechauffment climatique des saisons de plus en plus seches ce qui entretient les feux. Le gouvernement n’agit pas pour éteindre ces incandies. Maladies, morts, accidents … – des quantités de gaz à effet de serre plus importants que celles sur la totalité les Etats-Unis sont émis par certains périodes. Nous ici, on trouve l’huile de palme dans un aliment sur deux – les effets sur la santé sont dénoncés ! (maladies cardio-vasculaires)

b) Afrique – Margarète d’Uganda dénonce la famine, suite à la pénurie de bois et d’ eau, – il y en a de moins en moins, manque le paraffine pour les lampes… energie solaire existe plus qu’il n’en faut.
Aide directe : comment construire une sorte de générateur avec de l’électricité solaire (mode d’emploi sur internet) – le rechauffement climatique – ce sont les peuples aujourd’hui, qui en souffrent, qui en meurent parfois, qui se refugient en Europe

Seulement ensemble et au niveau international par nos luttes – on doit s’attaquer à cette évolution catastrophique qui menace la survie de l’humanité !
Les déléguées de l’Allemagne ont pris la question au cœur : elles sont dans le mouvement pour l’arrêt immédiat de l’utilisation des énergies fossiles, mais également contre la fermeture des mines et la suppression de milliers d’emplois.

c) Les violences faites aux femmes – femmes dans les guerres

Guerres en Afrique et au Moyen Orient – l’organisation terroriste Daesh qui méprise l’être humain et en particulier les femmes (enlèvements, vente, esclavage sexuel : assassinats…) – enlèvement des jeunes filles par Boco-aram au Nigéria…
Au niveau mondial, nous constatons une recrudescence des forces fondamentalistes fascistes, qui ciblent les femmes avec une oppression brutale.
Une avocate de Serbie dénonce le viol comme arme de guerre en pleine Europe lors de la guerre en Yougoslavie ! Elle fait partie des ‘Avocates sans frontières » qui encouragen les victimes de briser leur silence ! Elle accuse les évènements acutels et réclame que les unités onusiennes de pays qui ne reconnaissent pas certaines conventions pour protéger les femmes dans les guerres soient exclues des missions.

Ces organisations apparaissent dans la crise, dans les guerres et la destruction des structures au Moyen Orient – les gouvernements américains et européens y sony pour quelques chose (chute de Sadam Hussein, Chute de Ghaddafi, intervention en Syrie; )

Nous étions ravis qu’à la conférence, une commandante kurde des YPG, des unités de défence populaire a participé.
Nous étions ravies de la réussite du mouvement kurde, en particulier les femmes qui luttent contre Daesh en Syrie … un ennemie qui semble invincible a pu être battu. Les femmes ne se battent pas seulement contre les terroristes mais pour une société démocratique, respectueuse de l’environnement et pour la libération des femmes. Au Kurdistan syrien, les femmes sont représentées à tous les niveaux et dans toutes les institutions (mairies, administration régionale etc).

Cette lutte du peuple kurde est ignoré par bcp. de gouvernements … C’est la seule force armée au MO qui n’a pas de but de conquête, agressvie mais qui veut libérer des zones pour les peuples.

La Turquie est accusée de politique fasciste dans les régions kurdes et de pacter avec l’accord de l’Union Européenne contre les réfugiés.

Depuis 3 ans, la CMF s’est mobilisée dans la solidarité internationale pour la lutte du peuple kurde pour son droit à l’autodetermination. Notre conférence à Katmanodu a confirmée : La lutte pour la libération des femmes et pour la démocratie et la liberté en Kurdistan syrien (nord de la Syrie) est la lutte de toutes les femmes !
(Et les femmes kurdes, à leur tour, ont pris conscience de l’activité et de l’énergie du mouvement international des femmes. Unanimement une délégation internationale des femmes a été décidé à Rojava en Syrie.)
Une délégation pour les femmes du Kurdistan a été décidée.

Les crises du capitalisme, les catastrophes écologiques, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous défient – elles défient les femmes de la planète de prendre en main leur avenir

Il y a tout un système de domination mondiale qui parfois attaque brutalement, parfois plutôt de manière indirecte, mais qui maintient les femmes exploitées et opprimées.
Une poignée de monopoles et de banques pillent le monde !

d) Bangladesh : la campagne pour le Rana Plaza au Bangaldesh et le rôle de Joly/ ouvrière du textile. On se souvient du drame de l’effondrement de cette usine en 2013, bâtiment conçu illégalement pour faire du profit maximal d’un travail sous des conditions littéralement mortelles. (90% des femmes dans le secteur du textile)
Nous en France – comme dans d’autres pays – avons soutenues en 2013 et 2014 les ouvrières du textile après la catastrophe du Rana Plaza qui a provoqué une grande indignation et les femmes de l’Île-Saint-Denis se sont mobilisées !
Mon association de femmes avait gagné le conseil municipal de notre ville, le maire inclus d‘écire un courrier résolution adressé au ministère du travail/ étrangères ; nous avons manifesté et dénoncé les donneurs d’ordre aux cols blancs en Europe (CetA, HetM, Camailleux).

Mais 1 an après ? La situation sur place a à peine changé. Les accidents moins spectaulaires, sont monnaie courante. Le système d’exploitation et oppression ne disparaît pas avec une seule lutte. Alors – on ne peut rien faire, comme on l’entend souvent ???
Le résultat actuel est très important : les femmes au Bangladesh ont pris confiances en elles et s’organisent dans les syndicats – un résultat des luttes des femmes de la base – en Europe comme au Bangladesh !
Une très bonne initiative en Allemagne du syndicat « ver.di » des services publiques, de l’aide à la personne, où travaillent beaucoup de femmes
– elles ont lancé le « projet Joly » ( nom d’une syndicaliste) et ont récolté de l’argent pour assurer à cette syndicaltse un petit salaire
– elles organisent la solidarité, la vigilance, la solidarité avec les ouvrières au Bangladesh – des journées action communes au niveau international sont organisées.
– Les femmes en Allemagne et en France doivent se battre également : salaires bas, travail des services à la personnes – peu de reconnaissances ! Le combat des ouvrières au Bangladesh les aide !On nous dit que le « coût du travail » est top haut, nos saliares, le temps de travail trop « rigide ». On nous fait la pression avec la « compétitivité » capitaliste. Mais on ne veut pas de nivellement vers le bas, mais vers le HAUT ! Toutes les femmes du monde – et pas que les femmes se sont mobilisés, et devraient le faire encore plus!!! Au Bangladesh, les femmes ne gagnent qu’un dollar par jour – personne ne peut vivre d’un dollar ! Grèves et protestations sont organisées … COMPETITIVITE et CONCURRENCE – – – ou toutes et tous ensemble et solidarité, une vie digne pour toutes et tous ! Faut-il faire des sacrifices pour « nos entreprises », pour notre pays ?? Unité international des travailleuses et travailleurs.

La politique lointaine – au Bangladesh – et celle dans notre pays sont un tout! Actuellement nos droits de travailleurs en France sont attaqués avec la loi travail !
Ce travail va continuer…

e) Europe – nous avons les droits et améliorations aquises par nos luttes – mais la réalité sociale : la double exploitation et oppression les femmes continuent ! femmes de ménage – à Paris, au Pays bas, en Allemagne – souvent immigrées sans contrat de travail, pas fois même pas payés ; bas salaires et salaires inégales pour hommes et femmes, un travail qui ruine la santé. Les femmes de ménage lancent le message : Organise-toi ! Que tu sois jeune, vieille, belle ou moins belle – quand tu es organisée, tu existe !

Les crises du capitalisme, les catastrophes écologiques, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous menacent et parfois nous écrasent – mais surtout elles défient les femmes de la planète de prendre en main leur avenir

f) Népal – après avoir renversée, dictature féroce du roi, le gouvernement se bat pour améliorer la situation, aussi pour les femmes : embauche, disposer de l’argent, marriage des filles/ marriage forcé/ vente des filles et des femmes en Inde ; immigration ; prostitution…
Castes ; et éthnies – l’Inde – nouvel Etat néo-impérialiste – s’oppose aux changements au Népal !
Comme dans la plupart des pays ruraux, se cont les femmes qui travaillent les champs, mais se sont les hommes qui vont sur le marché vendre et dépenser l’argent ! pas de femmes dans les usines. Les combats :
– construire des écoles (80% analphabètes) – avec des toilettes pour filles
– travail dans les usines,
– disposer de l’argent
– porter des vêtements colorés en tant que veuves (le lbanc porte malheur et exclue)
– La conférence a agit : La collecte de fonds européen pour la reconstruction d’une école après le tremblement de terre au Népal, projet des organsiations de femmes du pays. école Solennellement à Maga Pauwa ouvert à l’avance de la conférence.

« C’est que l’on veut avec la conférence, c’est la convergence des combats, de l’apprentissage mutuel et le début d’une libération internationale des femmes organisé et combatif! Et la création d’un nouveau monde libéré! “Dit Monika Gärtner-Engel dans son discours de bienvenue.

– la culture a été IMPORTANTE ! tous les soir, un autre continent a présenté sa culture avec poème ; théâtre ; danse (des femmes de l’Île). Impressionnant : la choréographie des femmes népalaises sur la guerre civile dans leur pays.

La Conférence à Katmandou – c’était une promesse des femmes de la planète. Notre Conférence mondiale des femmes – après sa naissance au Venezuela il y a 5 ans – est toujours une entreprise jeune, née au Venezuela il y a 5 ans, elle a pris son envol. Elle est plein d’avenir !

1. Nous nous sommes enracinés dans le monde et un large spectre social a été présent: Elle avait une base de masse dans le pays. Des centaines de femmes au Népal ont préparé cette conférence pendant des années. Lors des conférences de presse 15 à 20 journaux et grandes stations de télé étaient présents.
Une délégation de 40 membres était invité chez la Présidente du pays, Bidhya Devi Bhandari,. «Je signe la résolution de Katmandou avec mon cœur», a-t-elle déclaré.
Mais ce qui est le plus important : nous avons des sœurs, des amis des camarades fiables et très proches – à travers le monde : 11 pays d’Afrique avec des merveilleuses femmes, Mariam du Maroc, Ludmilla de Russie, Sophia du Kenya, Shiela du Népal, Monika, de l’Allemagne, Halinka du Pays Bas – toutes des femmes qui avec détermination et persévérence vont organiser autour d’elles et elles seront dans les luttes importantes dans leurs pays. L’ICOR, la Coordination internationale des organsiations révolutionnaires, a soutenu la réalisation de cette évènement.
La conférence a donné un signal de se regrouper au-delà des différences idéologiques ou politiques. Cela n’exlue pas du tout le débat, cette ligne directrice a réalisé en premier par les huit organisations de femmes du Népal, appartenant chacune à des parties différents, parfois très divisées.
Mais – bien sûr – il nous faut apprendre encore beaucoup de choses : de discuter parfois de façon plus ciblée ; veiller à ce qu’il y a toujours des résultats concrets, Aller au fond des choses – quand on a tant de luttes et d’expériences à échanger, ce n’est pas toujours évident.

2. Les « jeunes femmes de la planète» ont assumé la responsabilité de l’avenir du mouvement des femmes. À Katmandou, il y avait la première fois un groupe de jeunes femmes dans le cadre de l’Assemblée générale. Confiants ils ont fait valoir leurs visions et leurs positions pour leur future lutte dans une société libérée. (Sexisme, violence, manipulation dénoncés)

3. Une déléguée a dit : « Notre situation est très grave dans beaucoup de régions du monde. Mais nous ne voulons pas seulement survivre. Nous avons des rèves ; nous voulons une autre société, un autre travail, d’autres relations les unes avec les autres. Nous voulons une société libérée ! »
Mais trop souvent, nous les femmes, nous cherchons les solutions à court terme aux problèmes, on attend que nous tenons le coup et on réagissons.
La conférence a appeler : conquérions l’approfondissement théorique de nos nombreuses expériences pratiques : Un séminaire international sur la théorie de la libération des femmes en 2017 ou 2018 a été décidé. Pourquoi la lutte pour les droits des femmes est-il si long ? Qu’est-ce qui s’y oppose ? C’est quoi et c’est pour quand la société où on peut être libre et égaux ?
Les organisations de femmes de plusieurs pays qui ont déjà travaillé sur cette question ont été désignées pour la préparation (Kurdistan, Inde, Bangladesh, Philippines, Népal, Allemagne).

4. A Katmandou on a appris des nouvelles évolutions : il y a une tendance de lutte de classe dans la paysannerie à travers le monde. Parce que les adversaires sont de plus en plus des monopoles internationaux, c’est tout naturel de cibler cet ennemi. L’accaparement des terres (Land grabbing) est réalisée principalement par des monopoles internationaux – souvent pour y installer de grands projets. Les agriculteurs s’opposent à l’expulsion des terres fertiles – à l’avant-garde sont des femmes.

5. Nous avons pratiqué une culture de débat solidaire et fructueuse :
– contre des positions du féminisme petit bougeois (voir réponse Monika en-dessous)
– contre la tendance de mettre son pays en avant (Est-ce que l’Inde a droit à plus de déléguyées parce que plus grand que le Nepal ???)
– de surmonter une tendance à sous-estimer la luttes des femmes dans le monde (Kurdistan)
– nous nous sommes unifiées davantage – les 8 organisations hôtes de femmes du Népal qui viennent des partis parfois pas vraiment amis ; les organisations de l’ICOR qui ont soutenue la conférence et bien d’autres personnes et organisations.

Quand on revient d’un tel évènement, on a changé … on est TOUTES les femmes de la planète et on devient encore davantage membre d’une grande famille qui combat pour un meilleur avenir et pour un monde libérée.

Un nouveau chapitre a commencé : Beaucoup est à faire pour mettre en place les décisions de Katmandou: réaliser la résolution générale, choisir des activités pour convaincre les femmes de se battre. A ce propos, en novembre, la partie européenne de la conférence se retrouvera en Allemagne. Le critère du succès de la CMF, dit Monika, l’initiatrice allemande de la Conférence, est si elle réussit de renforcer le mouvement des femmes dans les pays respectifs. Et Meral, une femme kurde dans son discours de clôture réclmae : “Seulement quand les montagnes kurdes, les vallées de l’Amérique latine, les déserts et les villages de l’Afrique et les villes d’Europe entendent les voix des femmes de la planète,, alors nous, les femmes ont conquis les plus hautes montagnes.”

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Annexes :

Site des photos de la conférence

https://plus.google.com/+FlorianAicherFotograf/posts/AAGnvKb759a

Intervention de Monika Gärtner-Engel, coordinatrice européenne (extraits) :
L’une des oratrices kurdes a déclaré hier que nous sommes tenus de développer l ‘ «idéologie de la libération des femmes” dans toutes nos activités. Je pense que cette idée est très importante. Nous faisons tant d’expériences pratiques que nous traitons et discutons trop peu théoriquement. La contribution des amies du Kurdistan m’a donné une idée. Je suggère que nous, les femmes de la planète organiserons à mi-temps vers la prochaine Conférence mondiale des femmes, à savoir 2017/18, un séminaire international pour discuter de la “théorie de la libération des femmes” pour affiner notre vision stratégique …
Je peux soutenir, quand elle dit que seule une révolution va changer fondamentalement la vie et le statut des femmes dans la société. Mais j’ai des divérgences fondamentales au sujet de sa déclaration selon laquelle les femmes sont la force dirigeante de la révolution. Dans tous les changements dans le monde impérialiste, je vois au premier plan le rôle de la classe ouvrière, aujourd’hui, le prolétariat industriel international. Il est organisé le plus au niveau international et porteure des forces productives modernes. …
La théorie des femmes comme la force dirigeante correspond à ma connaissance non plus aux réalités de la révolution kurde. A Kobane nous avons connu des femmes leaders remarquables, comme Asya Abdullah comme Nisrin Abdullah, la Co-maire de Kobane et les femmes du Comité des femmes. Mais nous avons aussi connu d’excellents hommes, comme le maire Ibrahim Khalil Najj ou le responsable de la reconstruction Dostar et bien d’autres. Et surtout, c’était la force productive des travailleurs kurdes, qui a mis sur pied le projet du centre de santé avec les brigadistes de ICOR sous les conditions les plus difficiles.
Cela ne diminue en rien le rôle stratégique et significative des femmes dans la révolution. Le mouvement des femmes doit être une force indépendante, qui est un lien avec d’autres mouvements. …

Poème des femmes de France contre la violence :
Je peux être raillée, Je peux être humiliée
Je peux être harcelée, blessée, Frappée, mutilée, violée, tuée….
Je resterai toujours debout
Sans jamais taire ma colère Sans jamais me mettre à genoux
Plus vivante que la haine
Le tête plus haute que le ciel
Les pieds plus profonds que la terre
Femme et combattante jusqu’au bout.
Femmes de l’Île-Saint-Denis Novembre 2014




Information pour nos lecteurs

informationLa langue de la conférence de la Deuxième Conférence Mondiale sur les Femmes au Népal est l’anglais. Nous prions à nos lecteurs francophones de comprendre que beaucoup de films et rapports du Népal sont seulement disponibles en anglais. Donné que la conférence est entièrement organisé par des volontaires, malheureusement une traduction souvent est pas possible. Merci pour votre compréhension.




Video for getting back Shamla to Nepal”

Dear friends,

may be you have heard that we have had a march yesterday to bring back a German delegate named Shamla to Nepal. Here you can see a film on our march.

In solidarity

Halinka/European WWC Coordinator

 

siehe auch den schriftlichen Bericht “We want Shamla!” zu den Hintergründen.

 

 

 




“Dernier appel” pour CMF 2016 par les Coordinatrices de l’Europe

European Coordinators of the World Women’s Conference
Europakoordinatorinnen der Weltfrauenkonferenz
Coordinatrices de l’Europe pour la Conférence mondiale des femmes
Halinka Augustin, Monika Gaertner-Engel

Femmes du processus mondial en Europe, 141008 attachment 3 LOGO 2 Nepal conference

Venez à Katmandou pour la 2e Conférence mondiale des femmes

Aujourd’hui vous recevez l’ appel des coordinatrices de l’Europe pour le 8 Mars 2016, journée internationale de la femme qui est l’une des journées communes d’action et de lutte des femmes du processus mondial. (en trois langues et deux versions differentes pour imprimer)

Comme vous savez, la 2e Conférence mondiale des femmes aura lieu du 13 au 18 mars à Katmandou/Népal – en dépit de tous les problèmes.

Aujourd’hui, nous vous envoyons aussi notre « dernier appel » :

Venez d’ autant pays que possible!

S’il y a de problèmes financières: développez des activités et du soutien mutuel, pour que aux moins une femme de votre pays puisse aller!

Inscrivez-vous, utilisez le formulaire sur Inscribtion à la conférence. Vous y trouverez aussi toutes informations importantes.

S’il vouz plait: Écrivez un rapport sur votre pays – 5 pages au maximum -, même si vous ne pouvez pas participer, et de l’envoyer aux adresses: gaertner.engel@t-online.de  et menu_cma@yahoo.com  Tout ces raports seront publié sur une CD – un vrai voyage à la rencontre des femmes de base du monde!

Contactez nous s’il y a des problèmes!

Nous nous réjouissons de vous voir au Népal !

Salutations cordiales

Halinka Augustin
Monika Gaertner-Engel




Notre 2ème Conférence Mondiale des Femmes aura lieu comme prévu du 13 au 18 Mars 2016 en Katmandou/Népal!

Chère Femmes Mondiales!

De la part de la United Women’s Alliance (UWA), des femmes en Népal, qui préparent notre 2ème Conférence Mondiale des Femmes des Femmes de la Base, nous avons des bonnes nouvelles pour vous:
Le femmes courageuses de la United Women’s Alliance ont décidé:
Malgré toutes les difficultés que présentent toujours les conséquences du tremblement de terre en Avril 2015 et le blocus sur la frontière Inde: Notre 2ème Conférence Mondiale des Femmes aura lieu comme prévu du 13 au 18 Mars 2016 en Katmandou/Népal! (voir pièce jointe)
Le conséquences du tremblement de terre, dont les médias parlent beaucoup actuellement, ne sont pas si graves dans la capitale Katmandou et et les femmes nous disent, que le blocus de la part de l’Inde est assouplie actuellement.
Maintenant mettons la main à la pâte dans les deux mois qui viennent pour faire de notre conférence un grand succès!

Halinka Augustin, Monika Gaertner-Engel
Coordinatrices Européennes de la Conférence Mondiale des Femmes




Les femmes du Maroc dénoncent avec vigeur ce blocus!

Chères femmes du processus de la CMF dans les différents pays

Chère Halinka Augustin, Monika Gärtner-Engel, coordinatrices d’Europe de la CMF

Salutation militante

Les femmes militantes du Maroc sont informer des nouvelles incidences et surtout de blocus indienne sur le Népal et le risque de reporter la deuxième conférence mondiale des femmes de base à une date ultérieur. Les femmes du Maroc dénoncent avec vigueur ce blocus contre le peuple Népalais et surtout contre les femmes de Népal qui peuvent être plus infecté par ces effets néfastes. Les femmes du Maroc qui joignent leur voies au voies de toutes les femmes du Monde insistent à ne pas baisser les bras et de continuer à résister et à luter jusqu’à l’arrachement des droits du peuple Népalais et le droit des femmes du monde à organiser leur conférence dans le temps et le lieu choisi

Cordialement au nom des deux représentantes des femmes du Maroc: Meriam et Keltoum

Download:
151203 Solidarität und Protest aus Marokko zur Blockade Nepals fr




Aux femmes du processus de la CMF dans les différents pays

Aux femmes du processus de la CMF dans les différents pays Logo Weltfrauenkonferenz 2016

Chères femmes engagées dans le processus de la préparation de la 2e Conférence mondiale des femmes de la base !

Les femmes du regroupement de 8 organisations de femmes qui sont en train de préparer la Conférence mondiale des femmes au Népal, nous ont écrit :

« Nous avons analysé la situation, qui est très dure et très difficile, par le blocus d’importations et d’exportations de la part de l’Inde. La plupart des hôtels sont fermés, les écoles sont fermées, les moyens de transport publics sont arrêtés en grande partie ; il est extrêmement difficile de tenir le ménage, et ce qui nous touche le plus, c’est que des gens meurent par manque de médicaments. Si la situation ne change pas, nous serons obligées de remettre la conférence à une date ultérieure. Nous avons décidé d’observer la situation pendant deux autres semaines, et d’arriver ensuite, lors d’une autre réunion commune, à une décision. »

Le peuple a renversé le roi en 2006 pour faire du Népal une république laïque. Le 20 septembre, il a adopté sa constitution avec des droits des femmes qui sont considérables pour le Népal. Le jour de sa proclamation, le gouvernement réactionnaire Modi de l’Inde, a fait en sorte qu’il y ait un blocus de marchandises à la frontière. Le gazole, l’essence, le gaz, les dons humanitaires et les médicaments ne passent plus la frontière, alors que les conséquences du séisme sont loin d’être réparées !

Le blocus est aussi une attaque de toutes les femmes du processus mondial, parce qu’il met en danger notre Conférence mondiale des femmes au Népal. Donc, ensemble avec nos sœurs au Népal, publions et faisons connaître ce blocus, attaquons-le, réclamons qu’il soit levé.

La décision d’un report éventuellement nécessaire de la Conférence mondiale des femmes incombe aux femmes du Népal. Nous ne devrions donc pas encore réserver des vols, mais par contre, continuer activement nos autres préparations, ce qui sera aussi un défi au gouvernement indien.

Qu’en pensez-vous ?

Salutations cordiales

Halinka Augustin, Monika Gärtner-Engel, coordinatrices d’Europe de la CMF

Download:
An die Weltfrauen der verschiedenen L¤nder -FR