Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) du 13 au 18 mars à Katmandou

image_pdfimage_print

« La lutte des femmes pour leur liberté »
Compte rendu de la 2ème Conférence mondiale des femmes (CMF) Gabi Frankreich 2
du 13 au 18 mars à Katmandou

Cette Conférence a été un grand pas vers son objectif : créer un mouvement combatif mondial des femmes. La rencontre au Népal a été un pas important et un succès dans ce sens.

1. Pourquoi la CMF au Népal ?
Parce que nous y étions invitées. La Conférence s’organise par une alliance des femmes. Elles a lieu tous les 5 ans sur un autre continent ; cette fois-ci les organisations de femmes du Népal ont déposé leur canidature, adoptée par le comité international des coordinatrices pour la conférence.
Différentes raisons pour ce choix : les 8 fortes organisations alliées de femmes au pays, qui ont remporté un important succès dans une guerre civile en 2007 dans l’armée populaire pour renversé la dictature féodale pour installer une démocratié. Le gouvernement népalais est progressiste et une femme – pour la première fois dans l’histoire du pays – a été élue présidente. Le gouvernement a soutenu la conférence – dans la logistique mais aussi dans la lutte d’obtenir les visa de plusieurs femmes qui avaient des difficultés pour sortir de leur pays (on a réuisst dans plusieurs cas, mais pas toujours). Une délégation de 40 déléguées et participantes à la conférence a été accueillie par la présidente Bidhya Devi Bhandari .

Après le Bangladesh, le Népal compte parmi les pays les plus pauvres de la planète.
Le tremblement de terre de 2015 ainsi qu’un blocus économique par l’Inde ont mis en question la conférence et il faillait du courage pour la maintenir. Nous sommes des femmes de la planète – on va faire cette conférence sans reculer devant des difficultés qui pour les femmes en Asie sont le quotidien. Et on y est arrivée ! C’était déjà une premier succès et qui nous a demandé des forces : « Les femmes excaladent les plus hautes mointagnes » (slogan de la conférence)

Katmandou : 2 millions d’habitants ; énorme circulation = énorme pollution (circulation à gauche). (catalyseurs inconnus/ masques/ poussière, pas de grande industrie, mais sous-traitants (textile, agriculture, d’autres secteurs)

Beaucoup de femmes travaillent à domicile, mais aussi pour les soutraitants des grands groupes industriels, pas de grande industrie.
Ressources économiques: l’eau pour des millions de personnes ; tourisme de haute altitude (equipement de haute montagne partout)

2. La Conférence en chiffres :
Environ 1 500 participantes (et que participants) ont participé pendant tt la semaine ;
2000 personnes ont manifesté à travers Katmandou.

74 déléguées de 40 pays et les femmes de plus de 10 pays ont participé de loin – sans visa ou passeport ou moyens financières, elles ne pouvaient pas participer.
Traductions en 9 langues ; 40 médecins, des centaines de bénévoles pendant des semaines de préparation et de déroulement
10 – 15 journaux et chaînes télé ont rapporté en direct.

Les principes de la conférence (documents de base) :
1. décisions à niveau égal,
2. indépendance financière
3. non lié à un parti ou à une seule orientation sociale et politique/ échange et débats solidaire.

La Conférence a deux piliers :
I. les ateliers de travail (10 à Katmandou) pour un large public
II. l’assemblée des déléguées (jusqu’à 5 par pays– qu’il soit petit ou grand). De la France, nous étions deux.

Le déroulement : 1er jour : Manifestation, inscription et inauguration festive en présence de la porte parole du parlement népalais Onsara Gharti — 2 jours d’ateliers de travail pour toutes — 2 jours l’assemblée des déléguées des pays ; où les autres femmes ont pu écouter et regarder dans la salle – dernier jour : clôture et résolutions. Accueil chez la présidente népalaise Bidhya Devi Bhandari

3. Pourquoi faisons-nous une telle conférence et en quoi elle a été un grand pas en avant ?

On voit l’ensemble des problèmes et de leur évolution, des demandes principales et des luttes les plus importantes. Il faut le dire – la situation s’empire !

La Conférence à Katmandou – c’est le cri de douleur et crie de colère des femmes de la planète

• L’extrème pauvreté, l’absence de progrès et même des reculs sociaux entretiennent des traditions parfois très négatifs (Amérique du Sud ; Népal), les attitudes et structures patriarchales et l’oppression des femmes :
• Les zones de guerres et des conflits militaires se multiplient (Afrique , Moyen Orient) : femmes en tant que refugiées, le viol comme arme de guerre, la prostitution comme expression d’une extrême misère,
• l’exploitation des femmes dans les activités mal considérés, leur épuisement et mis en danger au travail, la discriminations, la traite des femmes et enfants, l’oppression politique des femmes (Egypte, Népal, Indes, Bangladesh)
• les luttes des paysans par exemple au Maroc, au Nigéria, au Banladesh
• les femmes dans les guerres d’agression – YPJ
• les employés et ouvrières en Europa – Allemagne

Un tel aperçu rend plus claire et plus consciente des liens entre les choses et que aujourd’hui, la lutte(pas seulement) des femmes pour la liberté est internationale. Quelques exemples :

a) La question de l’environnement – une question URGENTE – dans le monde entier a été mis sur le devant de la scène
– Indonésie – smog ! Le feu est mis à d’énormes surfaces pour des plantations de palmier – production de huile de palme. Après l’exploitation, la loi demande une réplantation. Celle-ci par littéralement en fumée, parce pour ne pas être obligés de replanter, on prétend également qu’un feu aurait détruit la réplantation! Des feux des mois et des mois s’agravent avec le rechauffment climatique des saisons de plus en plus seches ce qui entretient les feux. Le gouvernement n’agit pas pour éteindre ces incandies. Maladies, morts, accidents … – des quantités de gaz à effet de serre plus importants que celles sur la totalité les Etats-Unis sont émis par certains périodes. Nous ici, on trouve l’huile de palme dans un aliment sur deux – les effets sur la santé sont dénoncés ! (maladies cardio-vasculaires)

b) Afrique – Margarète d’Uganda dénonce la famine, suite à la pénurie de bois et d’ eau, – il y en a de moins en moins, manque le paraffine pour les lampes… energie solaire existe plus qu’il n’en faut.
Aide directe : comment construire une sorte de générateur avec de l’électricité solaire (mode d’emploi sur internet) – le rechauffement climatique – ce sont les peuples aujourd’hui, qui en souffrent, qui en meurent parfois, qui se refugient en Europe

Seulement ensemble et au niveau international par nos luttes – on doit s’attaquer à cette évolution catastrophique qui menace la survie de l’humanité !
Les déléguées de l’Allemagne ont pris la question au cœur : elles sont dans le mouvement pour l’arrêt immédiat de l’utilisation des énergies fossiles, mais également contre la fermeture des mines et la suppression de milliers d’emplois.

c) Les violences faites aux femmes – femmes dans les guerres

Guerres en Afrique et au Moyen Orient – l’organisation terroriste Daesh qui méprise l’être humain et en particulier les femmes (enlèvements, vente, esclavage sexuel : assassinats…) – enlèvement des jeunes filles par Boco-aram au Nigéria…
Au niveau mondial, nous constatons une recrudescence des forces fondamentalistes fascistes, qui ciblent les femmes avec une oppression brutale.
Une avocate de Serbie dénonce le viol comme arme de guerre en pleine Europe lors de la guerre en Yougoslavie ! Elle fait partie des ‘Avocates sans frontières » qui encouragen les victimes de briser leur silence ! Elle accuse les évènements acutels et réclame que les unités onusiennes de pays qui ne reconnaissent pas certaines conventions pour protéger les femmes dans les guerres soient exclues des missions.

Ces organisations apparaissent dans la crise, dans les guerres et la destruction des structures au Moyen Orient – les gouvernements américains et européens y sony pour quelques chose (chute de Sadam Hussein, Chute de Ghaddafi, intervention en Syrie; )

Nous étions ravis qu’à la conférence, une commandante kurde des YPG, des unités de défence populaire a participé.
Nous étions ravies de la réussite du mouvement kurde, en particulier les femmes qui luttent contre Daesh en Syrie … un ennemie qui semble invincible a pu être battu. Les femmes ne se battent pas seulement contre les terroristes mais pour une société démocratique, respectueuse de l’environnement et pour la libération des femmes. Au Kurdistan syrien, les femmes sont représentées à tous les niveaux et dans toutes les institutions (mairies, administration régionale etc).

Cette lutte du peuple kurde est ignoré par bcp. de gouvernements … C’est la seule force armée au MO qui n’a pas de but de conquête, agressvie mais qui veut libérer des zones pour les peuples.

La Turquie est accusée de politique fasciste dans les régions kurdes et de pacter avec l’accord de l’Union Européenne contre les réfugiés.

Depuis 3 ans, la CMF s’est mobilisée dans la solidarité internationale pour la lutte du peuple kurde pour son droit à l’autodetermination. Notre conférence à Katmanodu a confirmée : La lutte pour la libération des femmes et pour la démocratie et la liberté en Kurdistan syrien (nord de la Syrie) est la lutte de toutes les femmes !
(Et les femmes kurdes, à leur tour, ont pris conscience de l’activité et de l’énergie du mouvement international des femmes. Unanimement une délégation internationale des femmes a été décidé à Rojava en Syrie.)
Une délégation pour les femmes du Kurdistan a été décidée.

Les crises du capitalisme, les catastrophes écologiques, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous défient – elles défient les femmes de la planète de prendre en main leur avenir

Il y a tout un système de domination mondiale qui parfois attaque brutalement, parfois plutôt de manière indirecte, mais qui maintient les femmes exploitées et opprimées.
Une poignée de monopoles et de banques pillent le monde !

d) Bangladesh : la campagne pour le Rana Plaza au Bangaldesh et le rôle de Joly/ ouvrière du textile. On se souvient du drame de l’effondrement de cette usine en 2013, bâtiment conçu illégalement pour faire du profit maximal d’un travail sous des conditions littéralement mortelles. (90% des femmes dans le secteur du textile)
Nous en France – comme dans d’autres pays – avons soutenues en 2013 et 2014 les ouvrières du textile après la catastrophe du Rana Plaza qui a provoqué une grande indignation et les femmes de l’Île-Saint-Denis se sont mobilisées !
Mon association de femmes avait gagné le conseil municipal de notre ville, le maire inclus d‘écire un courrier résolution adressé au ministère du travail/ étrangères ; nous avons manifesté et dénoncé les donneurs d’ordre aux cols blancs en Europe (CetA, HetM, Camailleux).

Mais 1 an après ? La situation sur place a à peine changé. Les accidents moins spectaulaires, sont monnaie courante. Le système d’exploitation et oppression ne disparaît pas avec une seule lutte. Alors – on ne peut rien faire, comme on l’entend souvent ???
Le résultat actuel est très important : les femmes au Bangladesh ont pris confiances en elles et s’organisent dans les syndicats – un résultat des luttes des femmes de la base – en Europe comme au Bangladesh !
Une très bonne initiative en Allemagne du syndicat « ver.di » des services publiques, de l’aide à la personne, où travaillent beaucoup de femmes
– elles ont lancé le « projet Joly » ( nom d’une syndicaliste) et ont récolté de l’argent pour assurer à cette syndicaltse un petit salaire
– elles organisent la solidarité, la vigilance, la solidarité avec les ouvrières au Bangladesh – des journées action communes au niveau international sont organisées.
– Les femmes en Allemagne et en France doivent se battre également : salaires bas, travail des services à la personnes – peu de reconnaissances ! Le combat des ouvrières au Bangladesh les aide !On nous dit que le « coût du travail » est top haut, nos saliares, le temps de travail trop « rigide ». On nous fait la pression avec la « compétitivité » capitaliste. Mais on ne veut pas de nivellement vers le bas, mais vers le HAUT ! Toutes les femmes du monde – et pas que les femmes se sont mobilisés, et devraient le faire encore plus!!! Au Bangladesh, les femmes ne gagnent qu’un dollar par jour – personne ne peut vivre d’un dollar ! Grèves et protestations sont organisées … COMPETITIVITE et CONCURRENCE – – – ou toutes et tous ensemble et solidarité, une vie digne pour toutes et tous ! Faut-il faire des sacrifices pour « nos entreprises », pour notre pays ?? Unité international des travailleuses et travailleurs.

La politique lointaine – au Bangladesh – et celle dans notre pays sont un tout! Actuellement nos droits de travailleurs en France sont attaqués avec la loi travail !
Ce travail va continuer…

e) Europe – nous avons les droits et améliorations aquises par nos luttes – mais la réalité sociale : la double exploitation et oppression les femmes continuent ! femmes de ménage – à Paris, au Pays bas, en Allemagne – souvent immigrées sans contrat de travail, pas fois même pas payés ; bas salaires et salaires inégales pour hommes et femmes, un travail qui ruine la santé. Les femmes de ménage lancent le message : Organise-toi ! Que tu sois jeune, vieille, belle ou moins belle – quand tu es organisée, tu existe !

Les crises du capitalisme, les catastrophes écologiques, les crises économiques et de plus en plus de guerres nous menacent et parfois nous écrasent – mais surtout elles défient les femmes de la planète de prendre en main leur avenir

f) Népal – après avoir renversée, dictature féroce du roi, le gouvernement se bat pour améliorer la situation, aussi pour les femmes : embauche, disposer de l’argent, marriage des filles/ marriage forcé/ vente des filles et des femmes en Inde ; immigration ; prostitution…
Castes ; et éthnies – l’Inde – nouvel Etat néo-impérialiste – s’oppose aux changements au Népal !
Comme dans la plupart des pays ruraux, se cont les femmes qui travaillent les champs, mais se sont les hommes qui vont sur le marché vendre et dépenser l’argent ! pas de femmes dans les usines. Les combats :
– construire des écoles (80% analphabètes) – avec des toilettes pour filles
– travail dans les usines,
– disposer de l’argent
– porter des vêtements colorés en tant que veuves (le lbanc porte malheur et exclue)
– La conférence a agit : La collecte de fonds européen pour la reconstruction d’une école après le tremblement de terre au Népal, projet des organsiations de femmes du pays. école Solennellement à Maga Pauwa ouvert à l’avance de la conférence.

« C’est que l’on veut avec la conférence, c’est la convergence des combats, de l’apprentissage mutuel et le début d’une libération internationale des femmes organisé et combatif! Et la création d’un nouveau monde libéré! “Dit Monika Gärtner-Engel dans son discours de bienvenue.

– la culture a été IMPORTANTE ! tous les soir, un autre continent a présenté sa culture avec poème ; théâtre ; danse (des femmes de l’Île). Impressionnant : la choréographie des femmes népalaises sur la guerre civile dans leur pays.

La Conférence à Katmandou – c’était une promesse des femmes de la planète. Notre Conférence mondiale des femmes – après sa naissance au Venezuela il y a 5 ans – est toujours une entreprise jeune, née au Venezuela il y a 5 ans, elle a pris son envol. Elle est plein d’avenir !

1. Nous nous sommes enracinés dans le monde et un large spectre social a été présent: Elle avait une base de masse dans le pays. Des centaines de femmes au Népal ont préparé cette conférence pendant des années. Lors des conférences de presse 15 à 20 journaux et grandes stations de télé étaient présents.
Une délégation de 40 membres était invité chez la Présidente du pays, Bidhya Devi Bhandari,. «Je signe la résolution de Katmandou avec mon cœur», a-t-elle déclaré.
Mais ce qui est le plus important : nous avons des sœurs, des amis des camarades fiables et très proches – à travers le monde : 11 pays d’Afrique avec des merveilleuses femmes, Mariam du Maroc, Ludmilla de Russie, Sophia du Kenya, Shiela du Népal, Monika, de l’Allemagne, Halinka du Pays Bas – toutes des femmes qui avec détermination et persévérence vont organiser autour d’elles et elles seront dans les luttes importantes dans leurs pays. L’ICOR, la Coordination internationale des organsiations révolutionnaires, a soutenu la réalisation de cette évènement.
La conférence a donné un signal de se regrouper au-delà des différences idéologiques ou politiques. Cela n’exlue pas du tout le débat, cette ligne directrice a réalisé en premier par les huit organisations de femmes du Népal, appartenant chacune à des parties différents, parfois très divisées.
Mais – bien sûr – il nous faut apprendre encore beaucoup de choses : de discuter parfois de façon plus ciblée ; veiller à ce qu’il y a toujours des résultats concrets, Aller au fond des choses – quand on a tant de luttes et d’expériences à échanger, ce n’est pas toujours évident.

2. Les « jeunes femmes de la planète» ont assumé la responsabilité de l’avenir du mouvement des femmes. À Katmandou, il y avait la première fois un groupe de jeunes femmes dans le cadre de l’Assemblée générale. Confiants ils ont fait valoir leurs visions et leurs positions pour leur future lutte dans une société libérée. (Sexisme, violence, manipulation dénoncés)

3. Une déléguée a dit : « Notre situation est très grave dans beaucoup de régions du monde. Mais nous ne voulons pas seulement survivre. Nous avons des rèves ; nous voulons une autre société, un autre travail, d’autres relations les unes avec les autres. Nous voulons une société libérée ! »
Mais trop souvent, nous les femmes, nous cherchons les solutions à court terme aux problèmes, on attend que nous tenons le coup et on réagissons.
La conférence a appeler : conquérions l’approfondissement théorique de nos nombreuses expériences pratiques : Un séminaire international sur la théorie de la libération des femmes en 2017 ou 2018 a été décidé. Pourquoi la lutte pour les droits des femmes est-il si long ? Qu’est-ce qui s’y oppose ? C’est quoi et c’est pour quand la société où on peut être libre et égaux ?
Les organisations de femmes de plusieurs pays qui ont déjà travaillé sur cette question ont été désignées pour la préparation (Kurdistan, Inde, Bangladesh, Philippines, Népal, Allemagne).

4. A Katmandou on a appris des nouvelles évolutions : il y a une tendance de lutte de classe dans la paysannerie à travers le monde. Parce que les adversaires sont de plus en plus des monopoles internationaux, c’est tout naturel de cibler cet ennemi. L’accaparement des terres (Land grabbing) est réalisée principalement par des monopoles internationaux – souvent pour y installer de grands projets. Les agriculteurs s’opposent à l’expulsion des terres fertiles – à l’avant-garde sont des femmes.

5. Nous avons pratiqué une culture de débat solidaire et fructueuse :
– contre des positions du féminisme petit bougeois (voir réponse Monika en-dessous)
– contre la tendance de mettre son pays en avant (Est-ce que l’Inde a droit à plus de déléguyées parce que plus grand que le Nepal ???)
– de surmonter une tendance à sous-estimer la luttes des femmes dans le monde (Kurdistan)
– nous nous sommes unifiées davantage – les 8 organisations hôtes de femmes du Népal qui viennent des partis parfois pas vraiment amis ; les organisations de l’ICOR qui ont soutenue la conférence et bien d’autres personnes et organisations.

Quand on revient d’un tel évènement, on a changé … on est TOUTES les femmes de la planète et on devient encore davantage membre d’une grande famille qui combat pour un meilleur avenir et pour un monde libérée.

Un nouveau chapitre a commencé : Beaucoup est à faire pour mettre en place les décisions de Katmandou: réaliser la résolution générale, choisir des activités pour convaincre les femmes de se battre. A ce propos, en novembre, la partie européenne de la conférence se retrouvera en Allemagne. Le critère du succès de la CMF, dit Monika, l’initiatrice allemande de la Conférence, est si elle réussit de renforcer le mouvement des femmes dans les pays respectifs. Et Meral, une femme kurde dans son discours de clôture réclmae : “Seulement quand les montagnes kurdes, les vallées de l’Amérique latine, les déserts et les villages de l’Afrique et les villes d’Europe entendent les voix des femmes de la planète,, alors nous, les femmes ont conquis les plus hautes montagnes.”

*******************************************************************

Annexes :

Site des photos de la conférence

Intervention de Monika Gärtner-Engel, coordinatrice européenne (extraits) :
L’une des oratrices kurdes a déclaré hier que nous sommes tenus de développer l ‘ «idéologie de la libération des femmes” dans toutes nos activités. Je pense que cette idée est très importante. Nous faisons tant d’expériences pratiques que nous traitons et discutons trop peu théoriquement. La contribution des amies du Kurdistan m’a donné une idée. Je suggère que nous, les femmes de la planète organiserons à mi-temps vers la prochaine Conférence mondiale des femmes, à savoir 2017/18, un séminaire international pour discuter de la “théorie de la libération des femmes” pour affiner notre vision stratégique …
Je peux soutenir, quand elle dit que seule une révolution va changer fondamentalement la vie et le statut des femmes dans la société. Mais j’ai des divérgences fondamentales au sujet de sa déclaration selon laquelle les femmes sont la force dirigeante de la révolution. Dans tous les changements dans le monde impérialiste, je vois au premier plan le rôle de la classe ouvrière, aujourd’hui, le prolétariat industriel international. Il est organisé le plus au niveau international et porteure des forces productives modernes. …
La théorie des femmes comme la force dirigeante correspond à ma connaissance non plus aux réalités de la révolution kurde. A Kobane nous avons connu des femmes leaders remarquables, comme Asya Abdullah comme Nisrin Abdullah, la Co-maire de Kobane et les femmes du Comité des femmes. Mais nous avons aussi connu d’excellents hommes, comme le maire Ibrahim Khalil Najj ou le responsable de la reconstruction Dostar et bien d’autres. Et surtout, c’était la force productive des travailleurs kurdes, qui a mis sur pied le projet du centre de santé avec les brigadistes de ICOR sous les conditions les plus difficiles.
Cela ne diminue en rien le rôle stratégique et significative des femmes dans la révolution. Le mouvement des femmes doit être une force indépendante, qui est un lien avec d’autres mouvements. …

Poème des femmes de France contre la violence :
Je peux être raillée, Je peux être humiliée
Je peux être harcelée, blessée, Frappée, mutilée, violée, tuée….
Je resterai toujours debout
Sans jamais taire ma colère Sans jamais me mettre à genoux
Plus vivante que la haine
Le tête plus haute que le ciel
Les pieds plus profonds que la terre
Femme et combattante jusqu’au bout.
Femmes de l’Île-Saint-Denis Novembre 2014

CategoriesUncategorized